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Biographie

R. Kelly

Biographie R. Kelly

Robert Sylvester Kelly naît le 8 janvier 1967, dans la banlieue Sud de Chicago.Abandonné dès son plus jeune âge par son père et élevé par sa mère, il vit une enfance plus ou moins heureuse. Rapidement, le jeune homme se découvre une passion pour le basket ball. Le talentueux Robert Kelly se prédestine alors à une carrière professionnelle.

Mais il réalisera bien vite que son destin est ailleurs...
Passionné de musique et poussé par sa mère (qui tente de lui épargner les sévices de la drogue et des guerres de gang de l'époque) et l'un de ses professeurs, Robert s'initie peu à peu au piano et au chant.
Faisant preuve d'un talent et d'une prédisposition certaine pour la musique, il délaisse plus ou moins le basket au gré de ce talent artistique qu'il compte bien exploiter, en le mettant à profit devant un piano, dont il jouera à l'oreille...
La musique finit donc par emporter le coeur de R. Kelly, qui devient un pianiste accompli, et musicien très talentueux...

Sa carrière ne démarre cependant véritablement qu'au début des années 90.
A l'époque, lui et ses amis d'enfance s'amusent à chanter dans la rue, et comprennent très vite le potentiel qu'ils dégagent (notamment R.) à la vue du succès rencontré auprès des passants... R. Kelly et l'un de ses camarades, Marc McWilliams décident donc de monter un groupe de r&b.
Ils constituent MGM avec deux autres amis, et participent à un concours de jeunes talents, organisé par l'émission Big Break, présentée par Natalie Cole.
Ils remporteront ce concours...

Très vite remarqués, les membres de MGM signent un contrat en 1991 avec la maison de disques JIVE Records, et renomment le groupe Public Announcement.

Portés par Barry Hankerson, qui trouve en R. Kelly un potentiel hors norme, mais aussi et surtout un ami, les membres du groupe se mettent sérieusement au travail et sortent leur premier album, Born Into The 90's, en 1991.
Ce premier album est rapidement considéré comme un coup d'essai d'une grande maturité, savant mélange de soul/RNB et de beats funk imprégnés de rap : un véritable concentré de New-Jack Swing (aussi appelé Swing Beat), style musical révolutionnaire de l'époque.
R. Kelly se démarque nettement du lot, jouant d'autant d'instruments qu'il peut en maîtriser, et faisant preuve d'une grande maîtrise de sa voix.

La critique s'acharnera cependant sur le groupe, s'obstinant à en faire une pâle imitation de leur homonyme Guy, et classifiant R. Kelly d'imitation illégitime d'Aaron Hall, tant leurs voix et interprétations sont similaires...
Il est vrai qu'à cette époque, Born Into The 90's s'adresse au même public, en revendiquant les mêmes influences que Teddy Riley et son groupe, au travers d'un état d'esprit semblable... (Kell'z et Teddy Riley étant tous deux de fervents fans du groupe Gap Band)...
Le point fort du groupe : sans aucun doute R. Kelly, qui écrit toutes les paroles, chante, compose et joue divinement du piano...
L'album est platine aux USA.
Le hit « She's Got That Vibe » propulse le groupe dans les charts, avec son refrain énergique et l'atmosphère délirante se dégageant du morceau. La couleur est donnée : un album partagé entre titres très dansants, accompagnés parfois de couplets rappés (« I Know What you Need ») et ballades sensuelles, voire parfois machistes, comme en témoignent « Definition Of A Hotti » où Kellz dresse sa définition d'une fille sexy, l'excellent "Honey Love" et son clip plutôt hot, ou encore le nostalgique « Hangin Out »..

La carrière de R. Kelly est lancée, Public Announcement démarre aux quarts de tour, une carrière qui s'annonce brillante...
En plein dans la mouvance de l'époque, avec tous ces groupes bourgeonnants de NJS, Public Announcement attise l'admiration et la convoitise, notamment grâce, notamment, à la personne de R. Kelly qui tirera très vite son épingle du jeu...

Leader en tous points du groupe et énormément mis en avant sur ce premier opus, R. Kelly décide finalement de se lancer dans une carrière solo, trouvant l'enjeu bien plus intéressant. C'est ainsi que sort 2 ans plus tard, en 1993, son premier album solo, le brillant 12 Play (toujours considéré comme le masterpiece de toute sa carrière).

L'album crédibilise l'artiste au plus haut point, clouant toute l'industrie par la qualité des arrangements vocaux, des mélodies et du style opté...
En effet, le NJS est à son heure de gloire, et bon nombre d'artistes suivent la tendance,  pendant que R. Kelly propose un album totalement différent... Du r&b pur et dur, mielleux et sexy, un ensemble de titres plus que cohérent qui épatera, et les fans, et la critique.
Ecoulé à plus de 6 millions d'exemplaires aux USA, l'album est un véritable succès, rempli de joyaux comme en témoignent les magnifiques ballades "Sadie", "Bum N Grind" ainsi que le titre éponyme "12 Play", le succulent "Your Body's Calling" mais encore les sulfureux "I Like The Crotch on You" et "Sex Me Part. I/II", un vrai régal pour nos petites oreilles...

Bourreau de travail, en pleine ascension, et plus que productif, R. Kelly se lance un nouveau défi, celui de produire et écrire pour d'autres artistes. Son manager et ami Barry Hankerson créée son propre label. Un label ayant pour but premier de lancer et promouvoir, une jeune artiste, sa nièce, qui n'est autre que la défunte Aaliyah... Barry Hankerson sent un potentiel incroyable en sa nièce et dans la collaboration. Il pressent une alchimie inexpliquable entre les deux artistes, alchimie qui devrait faire des étincelles, et propulser sa jeune nièce en haut des charts...

Robert tombe vite sous le charme de la jeune fille pour ses qualités vocales et sa personnalité très attachante, et ce malgré son jeune âge (14 ans à l'époque)...
Il lui conçoit un album taillé sur mesure (l'excellent Age Ain't Nothing But A Number, au titre plus qu'évocateur).

Le projet sera d'ailleurs l'unique où il s'investira autant dans la conception d'un album pour quelqu'un d'autre : multi-instrumentiste, rappeur sur « Back & Forth », et figurant dans plusieurs des clips de la miss...

Les deux artistes se rapprocheront inévitablement, et auront une brève histoire, ruinée par les rumeurs et critiques désobligeantes sur ce « détournement de mineurs », on parle même d'un mariage secret, et d'une fausse couche. Mais personne ne connaitra la véracité des faits, aucun des deux ne souhaitant s'exprimer sur cette dite relation... Leur collaboration stoppera dès ce moment même.

Tourmenté, R. Kelly n'en finit plus de produire pour les autres, en cette même année il remixe « Anytime, Anyplace » pour Janet Jackson, compose et produit des titres brillants et classieux pour Luther Vandross, Notorious B.I.G., Toni Braxton et surtout, il compose « You Are Not Alone » pour Michael Jackson, un bijou!

Cette boulimie de production ne le détournera heureusement pas de sa propre carrière.
Il sort en 1995, son deuxième album solo, éponyme, et toujours aussi bon. Le LP est de très bonne facture, mais présente un R. Kelly plus ou moins en forme...
L'atmosphère du disque est mystérieuse, on a affaire à un artiste mélancolique et tourmenté, un album ambigu et torturé... Autobiographique? Ce LP est sans doute l'un de ses plus personnels, puisqu'il lui donne son nom. L'album est encore une fois un gros succès commercial, même s'il se vend moins bien que le précédent (4 millions de copies vendues aux USA). Il contient plusieurs hits et des titres calibrés pour les radios comme « You Remind Me Of Something », mais aussi et surtout des chansons très personnelles : « Down Low », « I Can't Sleep Baby » et « Not Gonna Hold On », 3 merveilles, que l'on ne peut s'empêcher de rapprocher de son histoire avec Aaliyah (« Down low » qui traite d'un amour passionnel interdit, « I Can't Sleep Baby » qui évoque une rupture douloureuse, et enfin « Not Gonna Hold On » qui traite de la passe difficile suivant la rupture... Pas anodin...)

Pendant les 3 années qui suivent cet album énigmatique, R. Kelly s'absente plus ou moins de la scène musicale, et se retranche chez lui à Chicago... Il continue de produire, fait quelques apparitions publiques et participe à quelques B.O. Rien de plus en apparence...
En réalité, l'artiste ne chôme pas et prépare un retour explosif avec un nouvel album très novateur... Et c'est sa participation à la B.O. Du film Space Jam qui lui permettra de renouer avec les hauts des charts. Le titre « I Believe I Can Fly » est LA chanson de la bande son, c'est aussi la chanson la plus populaire de R. Kelly à ce jour.

Mais revenons en au dit album, Kellz veut frapper plus fort, Kellz, seul rescapé de toute la vague d'artistes qui avaient débuté en même temps que lui, veut s'imposer définitivement en tentant le pari « risqué » du double album...

L'album R. sort en 1998. C'est une première dans le milieu, un double album, une trentaine de titres plus bons les uns que les autres, un album qui le fera connaître et apprécier dans le monde entier. Il gagne son pari en s'imposant comme une icône de la black music, en proposant son oeuvre la plus populaire et la plus vendue de toute sa carrière.
Porté par le hit single « I Believe I Can Fly », cette année sera plus que bénéfique pour Kellz, qui se verra triplement récompensé aux Grammy Awards rien qu'avec cette chanson...

Avec cet album, l'artiste impose son style : ballades langoureuses, titres dancefloor, hymnes urbains (Cf: la pléiade d'artistes Hip Hop invités : Nas, Keith Murray, Cam'ron, ou encore Foxy Brown). 30 titres en tout, un régal pour les oreilles, mais aussi pour son portefeuille : à ce jour, R. Kelly a vendu plus de 7 millions de cet album aux USA.
L'album est riche en couleurs et en émotions : des titres Hip Hop qui témoignent de la personnalité et du vécu très « street » de l'artiste : « Dollar Bill », « Did You Ever Think », « We Ride » ; des titres mélancoliques : « Looking For Love », « If I Could Turn Back The Hands Of Time » ; des titres sensuels dans la plus pure tradition kellyienne : « Down Low Double Life », « Half On A Baby », « Suicide » et le latino « Dancing With A Rich Man » ; le doux et enfantin « Gotham City » qui rend hommage au justicier Batman (idole de R.) les groovy et très dansants « Spendin Money » et « Home Alone » ; enfin, R. Kelly expérimente un tout autre domaine, celui de la pop sucrée, en invitant une artiste de taille, mais à ses antipodes : Céline Dion le temps d'un single : "I'm Your Angel".
Tout simplement énorme, rappelons que « I Believe I Can Fly » est restée numéro 1 dans le monde pendant plusieurs semaines, et que la chanson fait partie, selon le magazine Rolling Stones, des 500 plus belles de tout les temps...

Porté par ce succès phénoménal, R. Kelly ne s'arrête plus et enchaîne les productions pour d'autres. Il reprend les chemins des studios, en radossant sa panoplie de producteur et se trouve une nouvelle muse en la personne de Sparkle, à la voix très soulful. L'artiste lui taille des titres très classes et très softs, rappelant directement Changing Faces dans le style musical, et Aalyiah dans la nature et l'esprit mystique de la collaboration.
Sparkle sortira un album sous la gouverne de Kellz. Une chanson restera notamment dans nos mémoires : l'énorme « Be Careful » (R. Kelly jouera même le rôle du beauf macho et fainéant dans le clip). Mais la jeune femme prendra elle aussi, au final, la poudre d'escampette...

Nous sommes à présent en 2001, et sort le très populaire TP2.Com, dans l'esprit et la continuité de 12 Play, en plus spiritualisé, moins orienté sexe, plus sage dans l'ensemble. L'album, malgré une qualité moindre si l'on compare avec ses précédentes sorties, fera un tabac un peu partout dans le monde.
Selon Kellz, le disque «amène dans la chambre à coucher », c'est le 12 Play du nouveau millénaire (référence au titre/jeu de mots plutôt pertinent...). Il revêt cela dit, un côté plus spirituel et plus engagé que son prédecesseur 12 Play.
Le but de l'artiste est de toucher le coeur de son public, de lui montrer un autre visage musical et de se révéler un peu plus à lui. Disque très intimiste vous l'aurez compris...
La recette fonctionnera à merveille, et l'album sera double platine 6 semaines seulement après sa sortie.
Un disque porté par « I Wish » : premier single, un carton. Un titre très personnel et très spirituel où le chanteur nous fait part de ses sentiments, et s'adresse à sa mère décédée.
A côté de cela, on retrouve toujours les mêmes ingrédients que ceux qui ont façonné la personnalité artistique de Kellz, ceux qui lui ont apporté le succès auparavant, je veux bien sur parler des titres coquins et plus chauds, parmi eux on retrouve les sensuels « I Don't Mean It » et « Just Like That », mais aussi « Feelin On Yo Booty », aux lyrics carrément hot.
Un disque posé, tour à tour spirituel et romantique.
L'unique up-tempo de l'album, qui en rompt la monotonie, n'est autre que « Fiesta », aux sonorités latinos, une bombe dancefloor produite par les Trackmasterz, qui sera d'ailleurs ensuite remixée, avec Jay-Z en featuring, une nouvelle vie pour le single, qui lui ouvrira encore de nouvelles portes...

Malgré le succès, l'album subira une critique plus lourde que par le passé. En effet l'album semble plus bâclé, moins soigné que les précédents, un peu trop linéaire et monotone, et surtout l'impression de « déjà entendu » est très forte...
Heureusement, des bombes dans la lignée de « A Woman's Threat » viennent prouver que R. Kelly est toujours au top. Le titre aux paroles très ambigues est un joyau, à l'instru impeccable, d'un style plus novateur et différent de ce qu'il a pu faire. Un chef d'oeuvre.

Revenons en à « Fiesta ». Le remix, qui est un véritable succès, donne ainsi naissance à une véritable collaboration entre Jay-Z et R. Kelly.
Le projet porte le nom de Best Of Both Worlds et voit le jour en 2002.
L'album réunit les univers des deux artistes. Entièrement produit par R. Kelly et la team Trackmasterz, il contient les bombes « The Streets » et « Honey », mais, malgré un bon démarrage au Billboard (Numéro 2 dès sa sortie), cet album ne récoltera pas les bénéfices attendus et se soldera par un échec commercial, et ce malgré l'effet de bombe qu'avait produit l'annonce de cette collaboration peu avant sa concrétisation.

Mais l'artiste ne s'arrête pas là, et s'apprête à sortir un sixième album solo en 2002. Porté par le titre « Soldier's Heart » (titre rendant hommage aux soldats américains ayant combattu en Irak), la sortie de l'album est prévue pour novembre 2002. Cepandant cet album, Loveland, ne verra jamais le jour pour cause de piratage massif (ce qui fut également l'une des raisons de l'échec de Best Of Both Worlds).

Un malheur n'arrivant jamais seul, R. Kelly doit faire face au même moment, à de sévères accusations, pouvant ruiner à jamais sa carrière d'artiste ainsi que sa vie privée...
L'artiste est arrêté le 4 juin 2002 chez lui, à Chicago, sur la base de 21 chefs d'accusation de pédophilie et détournements de mineur. Il nie les faits et plaide non coupable.

Cette affaire viendra entâcher sa réputation, déjà mise à l'épreuve lors de son mariage illégitime avec Aaliyah (alors âgée de 15 ans, et prétendant en avoir 18), et aux suites de plusieurs plaintes antérieures.
Ces rumeurs prendront une dimension non négligeable, l'artiste risquant 15 ans de prison... Plusieurs de ses « amis » du showbusiness le lâcheront dans la tourmente (Jay-Z, mais aussi Nivea et Truth Hurts qui reculeront dans la promo des titres crédités par Kellz : respectivement « Laundrymat » et « The Truth »).
Certaines radios iront même jusqu'à boycotter les titres phares de l'artiste, et l'on verra des manifestations anti-R. Kelly se dérouler dans sa ville natale de Chicago.
(La moitié de ces charges seront abandonnées en juin 2004, faute de preuves légitimes).

Relégué au rang de boulet, R. Kelly traverse alors une passe plus que difficile. Consigné chez lui, il entame une période de réflexion et s'investit ainsi complètement dans son art. 

En 2003, l'annonce de son nouvel album laisse tout le milieu perplexe.
Tout le monde le croit fini, mais Chocolate Factory parait et fait un tabac en rentrant directement en tête des charts (532 000 copies écoulées la semaine de sa sortie).
Blessé, affaibli et fragile psychologiquement, mais plus que jamais fort artistiquement, R. Kelly prend à contre-pied toute l'industrie en clouant le bec à ses détracteurs avec un des albums les plus accomplis de toute sa carrière.

La recette est la même que celle de ses précédents succès, cependant les thèmes abordés semblent plus vertueux, et les lyrics apparaissent moins explicites que d'accoutumée.
Néanmoins, l'artiste conserve son légendaire phrasé et poétisme, même si le thème du sexe est de plus en plus délaissé.
Ballade amoureuses telles que « You Made Me Love You », « I'll Never Leave » ou titres plus sensuels tels que « Step In The Name Of Love » (qui rappelle l'époque post-Aaliyah avec ses morceaux aux refrains et à la rengaine lancinante), « Imagine That » qui est construit comme l'amour et reste empreint d'originalité grâce aux mélanges de guitare rock à la mélodie Rnb façonnent ce brillant opus.
L'album regorge également de titres plus dancefloor tels que l'excellent remix de « Ignition » et ses arrangements vocaux exceptionnels, « Who's That » avec Fat Joe (qui rappelle « Fiesta »), et enfin « Snake ».
L'album contient des titres plus spirituels comme en témoigne le superbe « Heart Of A Woman » qui rend hommage aux femmes, et à sa mère en particulier; des titres rappelant directement ses oeuvres passées tels que l'excellent « Show Down » avec la participation du grand Ron Isley (et la magie entre les deux artistes opère toujours!) et « Forever More » qui nous remémorent la magnifique saga « Down low ».
L'état d'esprit de persécution se fait grandement sentir au travers des textes de cet album, notamment dans « Been Around The World » où l'homme s'adresse à tous ses détracteurs mais aussi aux fans l'ayant soutenu.
Enfin, le titre « You Knock Me Out » (une des plus belles pistes de l'album) confirme encore plus la qualité de ce disque et renvoie aux sources oldschool de l'artiste. En effet, pour cet album, l'artiste a opéré à un véritable retour aux sources et nous offre là un de ses plus beaux alnums, le plus personnel et intime entièrement produit et interprété par lui-même.
Cet album sera le troisième numéro parmi toutes les oeuvres de Robert.

R. Kelly ne délaisse pas pour autant la production en offrant « Bump, Bump, Bump, Bump » aux B2K (un tube) et en produisant le très bon Body Kiss des Isley Brothers (cet album sera d'ailleurs le premier se plaçant numéro 1 des charts, pour le groupe).

En septembre 2004, l'artiste sort un nouvel album Happy People/U Saved Me, un album au concept différent : il est double, une face plutôt dansante et joviale, l'autre plus posée, douce et spiritualisée. Un album qui révèle aussi sa double facette...
Le disque se veut différent dans le style adopté et le contenu, cette oeuvre est considérée comme sa plus mature, comme un chef d'oeuvre pour beaucoup, tandis que les autres n'adhèreront pas à cet opus, notamment le jeune public de l'artiste qui n'y trouvera pas vraiment son compte.
Semi-échec, l'album s'écoule tout de même à plus de 3 millions d'exemplaires aux Etats Unis malgré les faibles ventes des trois singles « Happy People », le superbe « Spirit » et « Red Carpet ».
Cet album est présenté comme une sorte de repentir de l'artiste où il s'évertue à incarner les valeurs de l'Amérique bien pensante.
Le disque est très sage, aucun rappeur n'est invité, il n'y a aucune chanson à connotation sexuelle comme c'était le cas habituellement, et aucun titre calibré club/dancefloor. Cet album est un véritable retour à l'essence même du rnb, le Rythm & Blues (l'oeuvre est très inspirée des travaux de Stevie Wonder et de toute la soul made in 70's). L'opus témoigne ainsi des grandes capacités artistiques de l'artiste, tant sur le point musical que vocal, et il permet la comparaison avec de nombreux grands chanteurs noirs américains, plaçant R. Kelly au rang d'icône de la black music, et le classant parmi les chanteurs les plus talentueux du R&B contemporain.

En octobre 2004, R. Kelly et Jay-Z décident de jouer les prolongations avec un deuxième épisode de Best Of Both Worlds, intitulé Unfinished Business.
L'album démarre premier des charts et s'accompagne d'une tournée promotionnelle où les 2 artistes interprétent les tracks de leurs deux albums en commun.
Mais cette tournée est finalement ponctuée de troubles, et de conflits entre les deux artistes : retards de Kellz, jalousies et tensions en tout genre qui auront un impact direct sur la promotion de cet opus, qui là encore n'aura pas le succès voulu et mettra fin à la collaboration entre les deux partis.

Le chanteur sort son septième opus en juillet 2005. Intitulé TP3: Reloaded, il regorge de nombreuses collaborations (Nivea, Elephant Man, The Game, Snoop Dogg et Akon, très populaires à l'époque).

 


Ce 12 Play 3e partie recadre l'artiste dans son univers de base : retour à la luxure, à l'amour, aux femmes et aux dancefloors. La part de titres rythmés est très importante mais les ballades ne sont pas en reste. Les très ensoleillés « Playas Only », « Burnin Up », « Reggae Bump Bump » et « Summertime » cotoient des titres plus doux et plus romantiques tels que « Kickin It Wit Your Girlfriend », « In The Kitchen », l'excellent "Touchin" avec Nivea (quand y a du blé à se faire, les gens reviennent en courant visiblement...). Enfin, l'artiste exploite à nouveau un de ses thèmes de prédilection, celui des triangles amoureux, avec l'ingénieuse  saga des "Trapped In The Closet", déclinée en une multitude de chapitres mis en images tels un véritable soap opera...


Le flair de l'artiste pour les ballades romantiques, sa musicalité innée, et ses dons de producteurs lui vaudront d'être l'un des plus gros vendeurs de disques dans l'industrie Hip-hop/RNB des années 90. Il aura vendu plus de 30 millions de disques dans le monde et demeure l'un des très rares depuis plus de 10 ans à se classer régulièrement en tête des charts américains.

Aujourd'hui, R. Kelly fait de nouveau la une pour la sortie prépondérante de son nouvel album, le très attendu Double up qui sera disponible le 29 mai prochain dans les bacs...
Un album qui réserverait bien des surprises quant au nouveau tournant musical adopté (une majorité de titres hip-hop)...
Seul l'avenir nous dira si le Pied Piper tiendra sa place d'artiste populaire et surdoué auprès de ses fans...


Déposée le 01/06/2007 par ania - Source: rnbjam.com - vu 7271 fois

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Auteur Commentaire
ania
Posté le: 08/06/2007 à 11:46
Merci Dareth.
;)
Pas encore écouté Double Up et j'ai mes raisons :D
Thias
Posté le: 08/06/2007 à 12:42
Tain je savais trop pas. Merci pour l'info :D
Thias
Posté le: 06/11/2007 à 05:56
45 millions tu voulais dire ? (30+15 = ?)
:O
Farman
Posté le: 06/11/2007 à 16:37
lool qui sait????
ania
Posté le: 07/11/2007 à 18:41
Le terme disque est générique c'est vrai, mais j'entendais par là, le nombre d'albums total vendus, sans les singles...
RnB_thug
Posté le: 18/11/2007 à 17:42
A propo de sources fiables, moi j'en ai une : la RIAA.
Cé LA référenc oficiel pour savoir le nombre d'album vendu, et R. Kelly en est exactmen à 33 millions d'albums vendu ds le monde ( lé chifre st arondis à 0.5 près et double up é inclus dans le total)
Mais + que le chifr, c'est le clasemen qu'occupe Kell's dans le clasemen dé artists ayant le plu vendu : Mr. Showbiz arriv en 47e position, j'en suis trè fier et surtou ca doi étr un + gros vendeur encor proportionelmen à la durée de sa cariér
RnB_thug
Posté le: 18/11/2007 à 17:43
Ca en fait donc l'un des tous premiers dans le monde rap-r'n'b-soul, devant lui je n'ai aperçu que Mariah Carey é 2 Pac
:)
rkelly35
Posté le: 19/11/2007 à 01:08
Dieu .. lol
:-)
princesse94
Posté le: 19/11/2007 à 11:49
moi je kiffe tous ses album sont de la bombe
Nils
Posté le: 21/08/2008 à 04:38
vraiment magnifiquement écrit, tres beau travail !
Par contre je ne vois pas d'Akon sur TP-3 ;-)
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