A la croisée de la musique caribéenne, du reggae et de la soul on trouve Tedjee. Originaire de Guyane Tedjee nous propose une expérience inédite dans la scène soul en France. Entretien… Bonjour Tedjee, tu as sorti ton album en indépendant le 15 mai, le chemin fut long ?Le cheminement peut sembler long, mais en même temps il nous fait murir et la musique avec. J’ai réalisé mon album en auto prod avec un label que j’ai monté : Outsiders. C’est un projet que j’ai voulu a échelle humaine, enregistré avec de vrais musiciens, mixé en analogique.
C’est plus coûteux mais au final plus enrichissant, je suis vraiment content de cette aventure.
De plus, le fait de ne pas être signé en une maison de disque, m’a permis de rester libre artistiquement, de ne pas être formaté, et de faire la musique que j’aime.
Tu as eu des retours ?L’album est très bien accueilli par des radios comme: FIP, Tropiques FM, Générations 88.2, RFI, RFO, Africa N°1. On peut dire que la première phase de promotion se déroule bien, la suite c’est pour la rentrée avec le clip et les concerts.
Si des radios te demandaient de retravailler un morceau pour le passer ?Cela ne me dérangerait pas du tout, je reste ouvert aux remix, j’ai d’ailleurs déjà reçu des propositions de certains DJ. Il m’arrive de modifier certains titres en live, avec des arrangements plus « crunchy », rock par exemple. Ainsi en live je peux faire
Happy Few en uptempo par exemple…
En parlant de Happy Few, le titre était présent sur la compil « Autoprod Fnac R&B-Soul », est ce qu’il y a eu des retours par la suite ?Il y a eu un bon buzz et beaucoup de gens m’ont découvert avec ce titre. Il y a eu un bon buzz au niveau du public, mais les maisons de disque restent encore frileuses quand on parle de soul française
Peux tu nous parler un peu de ton album ?L’album est musicalement très ouvert, alliant différents styles :Zouk, Reggae, Bossa, Nu-Soul, Funk et plusieurs langues avec le français, le créole, l'anglais mais aussi le bresilien comme
Vocè pr’a mim, tout en gardant la Soul comme fil conducteur.
Quant aux thèmes des chansons, elles parlent tantôt d’amour avec un grand A, d’universalité, invitent au voyage, parfois sont intimistes, tantôt traitent de questionnements existentiels.
Au final, c’est une synthèse de mes influences, ce que je suis aujourd’hui.
On devine alors pourquoi tu as appelé ton album "Rayon de Lumière"…Oui je voulais un titre lumineux, qui synthétise l’optimisme, la chaleur avec un coté magique, qui ouvre l’imaginaire. Le nom de l’album est également le titre d’une des chansons
Réyon limiè qui est une ballade contemplative.
On ne retrouve pas de featuring sur ton album choix personnel ou problème d’agenda ? C’est vrai qu’il peut parfois y avoir des problèmes d’agenda, ceci dit c’est mon premier album complet et j’ai voulu prendre le temps d’explorer et montrer mon propre univers musical. J’ai invité des musiciens sur différents titres, par exemple sur
Osmose j’ai eu l’honneur de travailler avec le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart.
Beaucoup t’ont aussi connu a travers des scènes, dont « Let’s Get Together »J’ai pu partager des scènes avec différents artistes ou crews... j’ai toujours été ouvert à ces échanges. Concernant "Let’s Get Togheter", l’idée vient de Lisa Spada qui nous a réunis autour de ce projet inédit. Ces concerts étaient aussi l’occasion de mieux se connaitre, et de présenter des chanteurs/chanteuses et des musiciens de talent dans ce style de répertoire. C’est vraiment une belle expérience !
Comment as-tu rencontré Lisa Spada ?On se croisait entre Générations Réservoir et les lives du Rimshot Crew.
Toutes ces scènes ont généré pas mal de rencontres artistiques, dont celle avec Lisa qui est une chanteuse que j’apprécie musicalement et humainement.
Aura-t-on le plaisir de te voir en solo sur scène ?Rendez-vous sur mon myspace pour connaître les prochains événements ! Restez connectés!