Chronique d'album › Maxwell - BLACKsummers' Night (2009)

Maxwell - BLACKsummers' Night (2009)
Il faut avouer qu'on n'y croyait plus. Il s'était muré dans un silence inquiétant depuis "Now", son avant-dernier album en date, dont la sortie remonte à 2001. Après avoir entamé une tournée en 2008, le voici enfin de retour avec "BLACKsummers' Night", son quatrième album, et premier d'une série de trois volets.

Comme beaucoup d'artistes en ce moment, Maxwell lui aussi, prend un virage dans son univers musical. Rassurez-vous, il n'est pas aussi serré que celui des Black Eyed Peas, mais la Nu Soul, dont il était le digne ambassadeur - avec entre autre ses collègues D'Angelo et Erykah Badu - est quelque peu mise entre parenthèses. Il signe aujourd'hui, un style plus conventionnel, mais toujours inspiré par ses premiers amours. Dès le début, on est plongé dans un R&B classieux, empli d'une ambiance ouatée, et d'un caractère bien singulier. On sent les instruments, le groove cadencé avec justesse, et cette interprétation emplie de vitalité, qui lie l'ensemble avec volupté. Le côté organique et expérimental de la Nu Soul laisse donc place à une musique plus incisive, plus instantanée, sans jamais tomber dans une structure métronomique, qu'on pourrait à priori redouter. La voix se déploie avec aisance, et sein d'une première partie d'album tonique, nous fait presque oublier les huit ans où il nous a laissés de côté. Plus on avance, et plus Maxwell met l'auditeur à l'aise, qui malgré tout se demande, si faux pas il y aura.

Il a certes eu le temps de parfaire son album, et les seuls neuf titres de la galette peuvent s'avérer un butin plutôt maigre, mais toujours est-t-il que Mister Maxwell propose là un album à la couleur inédite en cette année 2009. Précisons le tout de même, "BLACKsummers' Night" ne révolutionne rien en la matière, mais les compositions et le savoir faire de son interprète en font un objet d'une rare qualité. Epuré et sans effets superflus, "BLACKsummers' Night" s'impose de lui même en tant qu'album de prestige, porté par un Maxwell en forme, qui n'est pas tombé dans la caricature du crooner à minettes que bon nombre de ses collègues imitent à merveille. Il nous porte jusqu'à "Phoenix Rise" en bout d'album, et nous plonge dans une ambiance live instrumentale au groove entêtant, qui clôt ce "BLACKsummers' Night" sur une fin clairement ouverte, et laisse l'auditeur songeur.

On s'impatiente déjà d'entendre le deuxième volet, mais il faudra mettre les bouchées doubles, car la barre est déjà bien haute. En attendant, la heavy rotation est fortement recommandée.


Déposée le 10/10/2009 par Static - Source: rnbjam.com - vu 1353 fois



Auteur Commentaire
Rokainry
Posté le: 10/10/2009 à 19:12
Le second ce sera blackSUMERS'night et le 3eme blacksummers'NIGHT
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